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Le mercredi 18 février 2015

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Internet: la vitesse grand V ramenée à échelle humaine

Publié par : Coopérative de câblodistribution de l'Arrière-Pays

Au tournant des années 2000, la CCAP (Coopérative de câblodistribution de l'arrière-pays) a permis aux résidents de Lac-Beauport, Stoneham-et-Tewkesbury, Notre-Dame-des-Laurentides, Lac-Saint-Charles, Lac-Delage et Sainte-Brigitte-de-Laval de passer du modem téléphonique à Internet haute vitesse. De quelque 250 abonnés de la première heure, ils sont maintenant au-delà de 14 000 à profiter des services Internet de la coopérative locale… et à demander toujours plus de consommation, toujours plus vite.

Il faut sans doute être né avant l'avènement d'Internet dans les maisons pour mesurer toute la différence d'hier à aujourd'hui. D'un simple loisir ou outil, il est devenu partie intégrante de bien des vies. En ce sens, l'évolution des habitudes de consommation aura dessiné – et continuera de dessiner – la trajectoire de ces technologies, observe Maryna Carré, responsable marketing et communications à la CCAP.

«Ça évolue à vitesse grand V. Les gens veulent que ce soit au clic près. Plusieurs utilisent maintenant Internet pour aller chercher leur contenu – séries télévisées, films… Comme entreprise dans le domaine de la technologie, on n'a pas le choix de suivre le marché pour offrir des produits de qualité», évalue-t-elle en jetant un regard sur les 16 dernières années de la CCAP.

Au passage, elle fera toutefois remarquer la limite des services dits illimités: celle du portefeuille «On peut l'offrir, un service plus vite et pour plus de consommation, mais est-ce que le client est prêt à débourser pour ça? C'est une chose de dire qu'on veut que ce soit plus vite, mais il y a un coût à ça.»

Un modèle d'affaires distinctif

En contrepartie, pas question de mettre un prix sur le service à la clientèle. En tant que coopérative locale, la CCAP a l'avantage de la proximité. «Notre mission et notre ligne directrice, c'est d'être une entreprise à dimension humaine, proche des gens. On donne un niveau de service personnalisé. On est les seuls à avoir un bureau sur le territoire [desservi]», signale Maryna Carré. Dans ce coin de pays, Bell constitue le principal compétiteur de la CCAP qui, tous services confondus (téléphonie, télévision, Internet), enlève actuellement de 80 à 85% de la part du marché.

Qu'il s'agisse d'une coopérative a-t-il joué un rôle dans cette présence dominante? La différence de modèle d'affaires n'est pas pour leur nuire, de répondre Maryna Carré. À la CCAP, les gens qui s'abonnent aux services deviennent membres avec un droit de parole dans le processus de décision.

De là à développer un sentiment d'appartenance à son égard, il y a un pas ou deux à franchir selon les individus: «Les gens l'ont à différents niveaux [le sentiment d'appartenance]. Peut-être plus ceux qui sont avec nous depuis longtemps. Ceux qui arrivent sur le territoire, c'est moins "historique" pour eux», estime la responsable. L'an dernier, à l'occasion des 30 ans de la CCAP, les fidèles de la première heure ont d'ailleurs vu leur engagement souligner par la coopérative.

Pour la CCAP, il s'agit donc de maintenir la vitesse grand V de la technologie à échelle humaine.

La CCAP en chiffres

1984

Fondation

1999

Premiers services Internet offerts

14 500

Abonnés à Internet

80%

Part de marché sur le territoire desservi


Source : www.quebechebdo.com

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