Recherche

ou et exact

Secteur d'activité

Le mercredi 25 novembre 2015

Nouvelles

Une victoire pour les entreprises d’économie sociale

Publié par : Le Petit Théâtre du Vieux Noranda

Rosalie Chartier Lacombe assistait tout bonnement au Gala Extra de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda le 21 novembre, puisque le Petit Théâtre du Vieux Noranda était en nomination pour le prix Ann-Boudreau-Paiement, réservé aux OBNL. Quelle ne fut pas sa surprise quand la cantatrice Isabelle Trottier s’est approchée d’elle lors de la remise du Prix Agnès-Dumulon, qui récompense les efforts d’une femme d’affaires.

«Je ne m’attendais pas du tout à ça, a-t-elle avoué. Je n’ai jamais pensé que ça pouvait être moi tant que la lumière ne s’est pas allumée sur mon visage! Dans ma tête, ce genre de prix-là, tu gagnes ça quand tu as une cinquantaine d’années, que tu as plusieurs projets derrière toi. Je ne m’attendais pas à ça du tout du tout.»

La directrice générale du Petit Théâtre, habituée de s’exprimer en public, avait les jambes molles au moment de monter sur scène pour recevoir son trophée. Plusieurs minutes après, la jeune femme de 34 ans n’arrivait toujours pas à y croire. «Ç’a vraiment pris du temps avant que je réalise que j’avais gagné ce prix-là», a-t-elle témoigné.

À but non lucratif

Celle qui œuvre dans le milieu culturel se considère-t-elle comme une femme d’affaires? «Quand on gère une entreprise à but non lucratif, on est forcément une femme d’affaires, surtout qu’on gère avec de très petits moyens. On a forcément beaucoup d’optimisation et de gestion créative à faire pour boucler les budgets. J’ai été très touchée par le fait qu’on ait reconnu qu’il n’y a pas que les entreprises à but lucratif que créent de la valeur dans une société», a confié la directrice générale.

Même si le Petit Théâtre a perdu le Prix Ann-Boudreau-Paiment aux mains du Festival de musique émergente, la directrice générale était très heureuse du résultat. «Je suis très contente que le FME l’ait remporté parce qu’ils font tellement d’efforts et tellement de projets, a-t-elle avancé. Ce que j’aimerais, c’est que plus de prix soient admissibles aux entreprises d’économie sociale ou qu’il y ait plus de catégories au gala.

«Je pense que ces gestionnaires-là font partie du milieu des affaires aussi, d’autant plus qu’ils participent à la qualité de vie de notre communauté et qu’ils font en sorte que c’est plus intéressant pour toutes les autres entreprises de s’établir à Rouyn-Noranda et d’aller chercher une main-d’œuvre intéressante, éduquée, etc.», a-t-elle statué.

Les rénovations

Parmi les bons coups qu’a voulu souligner la Chambre de commerce, notons les grosses rénovations qu’a subies le Petit Théâtre dans la dernière année. «Ces rénovations-là m’ont mobilisé 10 ans. Un projet de cette ampleur-là demande beaucoup de persévérance et ça s’est fait en plusieurs étapes. Le volet campagne de financement représente toujours un réel défi, mais ça m’a permis de mieux connaître le milieu des affaires, parce que je les ai beaucoup sollicités», a-t-elle raconté.

«Ça demande beaucoup de résilience, parce qu’on se fait dire non souvent et ça devient difficile émotivement. Mais ce que je me rends compte, c’est que les gens sont très fiers qu’on soit arrivés à rénover ça et faire du Petit Théâtre un lieu qui est fonctionnel. J’ai eu plusieurs beaux témoignages tout au long de la soirée. Je me rends compte que je suis très bien entourée et que j’ai été supportée par la communauté d’affaires», a ajouté Mme Chartier-Lacombe. La communauté d’affaires l’a chaudement applaudie samedi dernier, en reconnaissance de tous les efforts qu’elle a investis pour remettre à neuf ce fleuron de Rouyn-Noranda.

Source : www.lafrontiere.ca

Boîte à outils

En savoir plus