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Le mardi 27 janvier 2009

Chronique

Budget fédéral - Les Premières Nations du Québec ont besoin d'investissement pressant pour le logement, l'emploi et l'éducation

Publié par : Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL)

Le Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, s'attend à un budget qui prenne en considération les engagements passés du gouvernement et qui réponde de façon véritable aux besoins pressants des Premières Nations du Québec. « Face aux nombreux défis et problèmes qui nous accablent, le gouvernement fédéral a le devoir d'agir. Nous n'accepterons pas d'être, encore une fois, négligé par les mesures qui seront annoncées aujourd'hui », a-t-il
déclaré.

Le Chef Picard souligne que, malgré l'Accord de Kelowna, malgré les conclusions de la Commission royale sur les peuples autochtones et malgré les nombreux autres engagements et constats de la part des différents gouvernements en place depuis des dizaines d'années, Ottawa n'est jamais réellement passé de la parole aux actes dans les nombreux dossiers urgents et prioritaires des Premières Nations.

Afin de ne pas être oubliée dans le plan de redressement de l'économie canadienne qui sera annoncé dans le budget fédéral d'aujourd'hui, l'APNQL a fait connaître ses priorités, qui sont connues depuis déjà longtemps, ayant notamment fait l'objet de discussion au Forum socioéconomique des Premières Nations tenu à Mashteuiatsh, en 2006. Lors de ce Forum, l'APNQL avait annoncé la «Mission 10 000 possibilités», qui vise la création de 10 000 emplois, la construction de 10 000 logements et le raccrochage scolaire de 10 000 jeunes des Premières Nations.

En ce qui concerne le logement, le Chef Picard rappelle que le besoin immédiat est de 8 800 nouvelles unités, au Québec seulement, ce qui nécessite un investissement minimal de 1,5 milliards de dollars. Or, les mesures qui semblent être dans le budget d'aujourd'hui ne répondent pas adéquatement aux besoins. Pire, les sommes qui seront annoncés devaient être disponibles en 2008. « L'an passé, le gouvernement fédéral a annoncé une somme forfaitaire de 600 millions de dollars, qui ne s'est jamais concrétisée. Aujourd'hui, le ministre des Finances semble vouloir recycler cette annonce, en laissant croire qu'il répond aux besoins des Premières Nations. C'est scandaleux », s'insurge Ghislain Picard.

Une crise perpétuelle

La crise économique, les Premières Nations du Québec la vivent depuis déjà plusieurs générations. Elles font face à des défis constants : des taux de chômage alarmants, des possibilités d'emploi presque nulles dans les communautés, une démographie grandissante ainsi que des logements insalubres et insuffisants. Ce ne sont que quelques-uns des enjeux de taille avec lesquels les conseils et les associations doivent composés et, rappelons-le, tout ça sous un régime de tutelle du gouvernement fédéral. « Nous n'avons jamais pu bénéficier d'un plan de relance, malgré la nécessité de soutenir nos infrastructures et notre économie », déplore Ghislain Picard.

Surtout, l'APNQL dénonce le plafond de 2 % imposé depuis 1996 sur les dépenses effectuées dans le cadre des programmes et des services destinés aux Premières Nations. Ce plafond, qui ne suit pas le rythme de l'inflation ou de la croissance de la population, a été catastrophique pour les communautés. « Le gouvernement doit immédiatement abolir ce plafond et adopter une méthode d'indexation financière appropriée pour les programmes de base tels que l'éducation, le logement et les infrastructures », a précisé le Chef Picard.

Etant donné cette impasse généralisée, l'APNQL s'est engagée dans une démarche d'affirmation de la souveraineté des Premières Nations du Québec et du Labrador. Loin d'être un geste de rupture avec qui que ce soit, le renforcement de la souveraineté des Premières Nations vise à rétablir avec clarté l'ordre des choses qui doit prévaloir. « C'est aux Premières Nations qu'il appartient de prendre les décisions qui les concernent et ainsi assurer un développement qui corresponde à leurs besoins et aux intérêts de leurs populations. Nous connaissons les problèmes, nous connaissons les solutions. Nous avons maintenant besoin que le gouvernement fédéral agisse comme un véritable partenaire », explique Ghislain Picard.

Le Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, sera disponible en après-midi pour commenter le budget.

Renseignements: Claude Picard, APNQL, (418) 842-5020

Personne contact

Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL)
Contact : Alain Garon
Titre : Agent des communications

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