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Le mercredi 30 mars 2011

Élections du 2 mai : le FRAPRU dénonce la fin, à partir de demain, du financement fédéral pour du logement social

Montréal, le 30 mars 2011 - C'est en dénonçant la fin, dès demain, de l'ensemble des investissements du gouvernement fédéral dans la réalisation de nouveaux logements sociaux que le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) fait son entrée dans la campagne électorale. Il organise, pour ce faire, un bruyant comité d'accueil lors de la visite du premier ministre Stephen Harper à Dollard-des-Ormeaux, en fin d'après-midi le 30 mars.

« Il est hors de question de laisser la campagne électorale se dérouler sans que les Conservateurs n'annoncent de nouveaux investissements en habitation, comme ils l'avaient fait en 2008, et sans que tous les autres partis ne s'engagent clairement à poursuivre et à augmenter le financement de logements sociaux pour les mal-logés et les sans-abri », déclare le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant. L'organisme entend multiplier les actions et les coups d'éclat tout au long de la campagne pour forcer la main des partis récalcitrants.

Le FRAPRU précise que, faute d'annonces avant le déclenchement de la campagne électorale, la contribution fédérale pour la construction de nouvelles habitations se retrouve totalement à zéro, à partir de demain, 31 mars, avec la fin simultanée du Plan d'action économique du Canada et de l'Initiative en matière de logement abordable (ILA) en place depuis 2002. Selon l'organisme, le Québec se retrouve subitement privé d'un total de 85,6 millions $ par année. Comme cet argent était jusque-là utilisé dans le programme québécois AccèsLogis, c'est l'équivalent des subventions pour 1223 logements sociaux par année qui vient d'y disparaître

60 000 logements sociaux perdus, c'est déjà trop!

Le FRAPRU considère cette perte d'autant plus inadmissible qu'elle vient s'ajouter à celles que continue d'engendrer le retrait, depuis le 1er janvier 1994, du financement à long terme accordé par le gouvernement fédéral pour la réalisation de logements sociaux. Il évalue à 60 000 le nombre de logements qui ont été perdus entre 1994 et 2011 en vertu de cette décision prise par les conservateurs de Brian Mulroney et poursuivie par tous les gouvernements qui se sont succédés à Ottawa. Il en arrive à ce résultat en soustrayant tous les logements sociaux financés au Québec entre 1994 et 2011, que ce soit ou non avec des fonds fédéraux, des 96 250 unités qui auraient pu se réaliser si Ottawa avait seulement poursuivi le financement à long terme de logements sociaux au même rythme qu'auparavant.

Le FRAPRU estime que ce retrait a jusqu'à maintenant fait perdre autour de 34 000 logements sociaux dans la région métropolitaine de Montréal, de 5300 dans celle de Québec, de 2200 à Gatineau, de 1400 logements à Sherbrooke et Trois-Rivières, ainsi que de 1000 à Saguenay.

L'organisme considère le tort subi par les mal-logés et les sans-abri depuis 1994 suffisamment grand pour que le gouvernement ne vienne pas en rajouter avec la fin des timides investissements auxquels il a consentis au cours des dix dernières années.

« Tous les partis doivent s'engager non seulement à continuer d'investir en logement social, mais à accroître ces investissements. Nous ne nous contenterons pas de miettes », prévient François Saillant, en rappelant que le gouvernement fédéral reconnaît lui-même que 982 000 ménages locataires ont des besoins impérieux de logement au Canada, dont  261 000 au Québec. Dans la région de Montréal, ce chiffre est de 156 000. Il est de 24 000 à Québec, 9000 à Gatineau, 6700 à Sherbrooke, 6500 à Trois-Rivières et 4100 à Saguenay.

Le FRAPRU réclame que les partis s'engagent à hausser de manière récurrente le financement pour de nouveaux logements sociaux à 2 milliards $ par année.

Renseignements:
François Saillant (514) 522-1010 ou (514) 919-2843 (cellulaire)

Mise à jour - Le mercredi 30 mars 2011

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