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Le lundi 19 janvier 2009

Budget fédéral 2009 : Les groupes demandent des fonds supplémentaires pour financer les projets de transport collectif de Montréal

Montréal, le 19 janvier 2009 - Plus de dix groupes(1) oeuvrant dans le domaine de l'environnement et du transport demandent à Ottawa des fonds supplémentaires pour combler le manque à gagner de 2,5 milliards de dollars nécessaires à la réalisation d'importants projets de transport collectif de la région de Montréal que sont le développement du réseau de Tramway, les prolongements du Métro et la navette aéroportuaire. L'investissement dans ces infrastructures représente selon eux la solution la plus efficace pour stimuler l'économie montréalaise tout en contribuant à l'atteinte des objectifs de Kyoto.

« Tous les experts s'entendent pour dire que les transports publics sont l'un des moyens les plus efficaces pour créer des emplois, réduire les dépenses des ménages mais également réduire les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance au pétrole du Québec », explique André Porlier directeur général du Conseil régional de l'environnement de Montréal.

Rappelons que chaque dollar investi dans ce secteur stimule deux fois plus l'économie de la région que celui investi dans l'automobile puisque 50% des dépenses liées à l'automobile sont exportées à l'extérieur du Québec comparativement à 10% pour le transport en commun. Les coûts de déplacement des ménages montréalais sont également à considérer puisque chaque déplacement en voiture coûte trois fois plus cher qu'en transport en commun. Du point de vue environnemental, les transports collectifs sont quatre fois moins polluants et consomment cinq fois moins d'énergie que l'automobile.(2)

« On constate que les usagers sont loin d'être les seuls à tirer des bénéfices de l'investissement dans ce secteur, puisque chaque tranche de 10 millions rapporte entre 30 et 35 millions de retombées économiques à tous les points de vue », ajoute Normand Parisien, directeur général de Transport 2000 Québec.

D'autre part, l'Agence internationale de l'énergie mentionne que « les incertitudes sur les sources qui fourniront le pétrole nécessaire pour répondre à la demande croissante, ainsi que sur le coût de production de ce pétrole et sur son prix à la consommation sont très élevées et n'ont peut-être jamais été ressenties aussi fortement ».

«Les transports collectifs sont l'un des grands chantiers à mettre en oeuvre pour réduire notre dépendance au pétrole. Nous avons l'occasion d'investir dans ces infrastructures du XXIe siècle pour nous permettre de nous affranchir du pétrole. Il faut cesser d'exporter des dizaines de milliards de dollars chaque année pour en acquérir et trouver des façons de les investir chez-nous. C'est une question de vision », explique Hugo Séguin, coordonnateur choix collectifs chez Equiterre.

Finalement, cet investissement permettrait à Montréal de réaliser les projets les plus structurants de son Plan de transport qui vise à faire du transport collectif une priorité. Le manque à gagner est de l'ordre de 240 millions de dollars annuellement sur une période de 10 ans. L'administration municipale a tenté sans succès d'obtenir le transfert d'un point de TPS, le transfert d'une partie de la taxe d'accise sur les carburants et d'augmenter la taxe sur l'essence de 9 %.

« Nous interpellons les élus fédéraux de la région métropolitaine de Montréal et M. Christian Paradis, ministre responsable de la région de Montréal, pour qu'ils défendent les intérêts des Montréalais en obtenant l'assurance que le gouvernement conservateur va octroyer des fonds supplémentaires dans ce secteur », poursuit André Porlier.

« Le programme d'investissement que le gouvernement fédéral s'apprête à adopter est le plus important en une génération. Il s'agit d'une opportunité unique de répondre simultanément à deux crises: la crise économique et la crise climatique. L'économie de l'avenir ne pourra être construite avec des solutions du passé », conclut Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec.

(1) CRE-Montréal, Equiterre, Greenpeace, Communauto, Transport 2000 Québec, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, Groupe de recherche urbaine Hochelaga-Maisonneuve, Fondation David Suzuki, Soder INC., Collectif en environnement Mercier-est, Mobiligo, Société environnementale de Côte-des-Neiges, CDEC Centre-Nord, Centre d'écologie urbaine de Montréal.

(2) Chambre de commerce du Montréal métropolitain, «Transport en commun : un puissant moteur du développement économique de la région métropolitaine de Montréal».


Renseignements: Leila Copti, Conseil régional de l'environnement de Montréal, (514) 842-2890, poste 226, Cell: (514) 661-6134; Eveline Trudel-Fugère, Equiterre, (514) 522-2000 poste 303, (514) 605-2000, etfugere@equiterre,org

Mise à jour - Le lundi 16 février 2009

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